Recherche

Le CERMA est un centre de recherche œuvrant dans le domaine de la science et du génie des matériaux, et plus particulièrement dans la conception, la synthèse, la caractérisation et l’utilisation des matériaux selon trois axes de recherche privilégiés :

  • les macromolécules synthétiques et naturelles
  • les nanomatériaux
  • les biomatériaux

Il regroupe 15 professeurs-chercheurs et compte plus de 125 membres incluant les étudiants gradués, chercheurs postdoctoraux et professionnels de recherche.

Le CERMA est né en 2008, de l’évolution du centre précédemment appelé CERSIM (Centre de recherche en sciences et ingénierie des macromolécules) qui a maintenu une tradition d’excellence dans le domaine des polymères depuis 1986.

C’est un centre de recherche multifacultaire reconnu par la Commission de la recherche de l’Université Laval. Les membres du CERMA sont répartis dans les départements de Chimie, Génie chimique, Génie des mines, de la métallurgie et des matériaux, Pharmacie et Sciences du bois et de la forêt.

Le CERMA fait également partie intégrante du Centre québécois sur les matériaux fonctionnels (CQMF), un regroupement soutenu par le Fonds de recherche sur la nature et les technologies du Québec (FQRNT).

Les travaux du CERMA s’inscrivent dans le domaine des nouveaux matériaux et se concentrent sur trois axes de recherche qui sont et seront parmi les grandes priorités scientifiques et technologiques du XXIe siècle.

Axe 1 : Macromolécules synthétiques et naturelles

Les recherches de cet axe traitent de la science et de l’ingénierie des macromolécules.

On y retrouve, les professeurs Auger et Pézolet dont les travaux sur les macromolécules d’origine biologique (soie, protéines, etc.) sont connus et reconnus à travers le monde. Ces experts s’intéressent particulièrement à la caractérisation de ces macromolécules naturelles à l’aide de diverses méthodes spectroscopiques (infrarouge, Raman, résonance magnétique nucléaire, etc.). Cet axe de recherche fait également intervenir les professeurs Riedl et Rodrigue  qui s’intéressent à l’utilisation de la cellulose dans divers matériaux composites, ce qui est d’intérêt pour l’industrie des matériaux plastiques qui est toujours à la recherche de matériaux plus « verts ». On retrouve également dans cet axe de recherche les travaux du professeur Greener portant sur des biofilms sur mesure. Finalement, les professeurs Leclerc et Brisson poursuivent leurs travaux sur la synthèse et la caractérisation de nouveaux matériaux polymères. À titre d’exemple, ces derniers travaillent conjointement au développement de nouveaux polymères pour le développement de transistors ou de piles solaires.

Axe 2 : Nanomatériaux

Les nanomatériaux sont au cœur d’une nouvelle révolution dans le domaine de la science et de l’ingénierie des matériaux organiques ou hybrides.

Dans cette thématique, les professeur Ritcey et Fortin se concentrent sur la synthèse et la caractérisation de nanoparticules hybrides qui peuvent servir comme marqueurs dans le domaine de la bio-photonique ou d’agents de contraste en imagerie médicale. Ces nanoparticules sont souvent luminescentes ou magnétiques avec des signatures spectrales caractéristiques. Le professeur Kleitz s’intéresse, quant à lui, à la fabrication de nanomatériaux poreux pour la capture de différents gaz à effet de serre tandis que le professeur Morin travaille à la synthèse et à la caractérisation de nano-objets et de dérivés du fullerène.

Axe 3 : Biomatériaux

Cet axe de recherche regroupe des recherches sur des matériaux, artificiels ou naturels, utilisés et adaptés pour des applications médicales.

Il implique, par exemple, les travaux du professeur Laroche sur de nouveaux implants biocompatibles ainsi que les travaux du professeur Leclerc sur le développement de nouveaux biocapteurs optiques et électrochimiques pour la détection rapide d’ADN et de protéines.Le professeur Morin élabore quant à lui des dendrimères hydrosolubles et biocompatibles qui sont utilisés dans des applications biomédicales, telles que l'imagerie et la libération de médicaments. De plus, le professeur Pouliot travaille à la caractérisation de ce « matériau » qu'est la peau humaine et au développement de substitus cutanés.